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Feuille d'info #02

26/02/2018

Cher/Chère lecteur/lectrice,

Toutes les deux semaines ou en fonction de l’actualité, nous vous informerons via ce canal de sujets variés liés à votre quotidien de militaire.

Le contenu complet de cette Feuille d'info est réservé aux membres. Nous invitons les non-membres à s'inscrire auprès de l'ACMP-CGPM. Ils recevront ensuite les Feuilles d'info dans leur intégralité. 

> Le recrutement : allons-nous droit vers une catastrophe ?

> Gestion de l’Infra Amiante – Bilan 2017 et Projections 2018

> Projet OASIS : feu vert définitif pour la construction de 10 nouveaux logements de l’OCASC


Le recrutement : allons-nous droit vers une catastrophe ?

Dans les prochaines années, la Défense devra faire face à de nombreux problèmes, mais aucun ne sera aussi grave que celui de pouvoir attirer suffisamment de jeunes. À ce sujet, les perspectives ne sont pas roses. Elles sont même dramatiques.

Cette année, l’armée doit combler 1.580 postes vacants. En 2019, il y en aura 1.700. En 2020 et 2021, ce seront 2.000 et 2.100 places. Compte tenu du grand nombre de militaires qui partiront à la retraite les prochaines années, le général Compernol ne martèle pas pour rien « recruter, recruter, recruter ».

C’est un défi énorme pour la Défense que d’attirer de telles quantités de jeunes gens. Peut-être même un challenge impossible. À moins que des ajustements majeurs n’interviennent. Au cours des années précédentes, le nombre de candidats pour les postes de soldat ou de matelot est descendu de plus de 55%. Le nombre total de postulants pour les trois catégories de personnel a diminué de 45% en moyenne, comme le montre le graphique ci-dessous.

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La chute du nombre de candidats-militaires pouvait encore être cachée par une situation favorable pour la Défense : une économie détériorée. Mais depuis que l’économie se porte mieux, la situation commence à devenir vraiment douloureuse. En 2017, il y avait à peine 2.193 candidats pour les 602 postes de volontaires, soit seulement trois postulants pour un poste vacant. Et les premiers signaux pour 2018 se révèlent un peu plus mauvais. Où est le temps où nous comptions plus de huit candidats pour la même place ? Pour les fonctions techniques, la conjoncture est d’ailleurs plus dramatique encore : nous arrivons à remplir une place sur deux.

À côté de la relance économique, trois autres problèmes mettent en péril le recrutement : un petit, un gros et un très gros.

Le premier nous révèle que les postulants âgés entre 17 et 24 ans sont trop gros ou trop faibles, n’ont pas les capacités intellectuelles et caractérielles voulues, ne sont pas assez malins, ont un casier judiciaire ou se droguent.

Le grand problème, c’est le profond fossé (ou mieux, le Grand Canyon) entre les attentes des candidats-militaires et la réalité du monde militaire même. La toute grande majorité s’oriente vers l’armée pour l’action, l’aventure et les missions à l’étranger. Les campagnes de recrutement renforcent d’ailleurs cette image d’action et d’aventure. Dans la pratique, cela s’avère assez décevant : beaucoup de périodes d’attentes longues et inutiles, des moyens et des possibilités insuffisants pour s’entraîner et trop peu de chances d’effectuer des missions hors du pays. C’est pourquoi de nombreux jeunes abandonnent rapidement. En outre, la promesse d’un « transfert plus proche du domicile » est rarement tenue. Naturellement, ces jeunes qui ont quitté la Défense informent ensuite leurs amis et connaissances sur leur mauvaise expérience de l’armée. En conséquence, ces derniers ne montrent plus aucun intérêt pour un job à la Défense.

Le plus gros problème : le temps où les jeunes venaient d’eux-mêmes à l’armée est révolu. La Défense va devoir travailler plus, beaucoup plus, pour attirer des jeunes. Cela commence par le recrutement de « groupes de niche » qui sont sous-représentés aujourd’hui dans les rangs. Par exemple, les jeunes issus des grandes villes. Il y a, en outre, l’attractivité : le travail lui-même est toujours suffisamment attrayant, mais les conditions préalables ne le sont plus pour la jeunesse d’aujourd’hui. Il s’agit ici d’aspects comme les possibilités de carrière, les conditions de travail et la politique de mutation. Ceux-ci sont bien trop pénibles et rigides. Les règles et la rigidité obtiennent toujours la priorité, à l’armée, sur l’alignement mutuel des besoins et la flexibilité. Cependant, les jeunes d’aujourd’hui attendent ces dernières choses de la part de leur employeur. Sur le plan du personnel, la Défense demeure une institution réellement rigide au sein de laquelle la pensée orientée vers l’employé, l’innovation et l’indulgence restent des concepts largement méconnus. Si, sur ce plan, la métamorphose nécessaire et urgente ne se produit pas, il y aura de fortes chances pour que nous n’atteignons pas les objectifs de recrutement. Et la situation du personnel dans les unités restera dramatique encore longtemps.

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Gestion de l’Infra Amiante – Bilan 2017 et Projections 2018

Chaque semaine, un article paraît dans la presse pour parler d’amiante ou d’activités liées à l’amiante libéré involontairement. C’est ainsi que nous avons appris récemment qu’en Flandre une école sur trois n’a pas d’inventaire amiante. Pour les écoles qui disposent d’un inventaire d’amiante, ce dernier est souvent incomplet.

Mais quelle est la situation à la Défense ? Qu’en est-il de l’amiante dans nos quartiers militaires et sommes-nous aussi un mauvais élève ?

L’amiante est une matière particulièrement nocive. Son utilisation est heureusement interdite. Mais de par sa large utilisation au cours des décennies précédentes, on le retrouve encore sous des formes diverses dans notre environnement. Il constitue donc un risque pour la santé des citoyens et des travailleurs.

Pour cette raison, la rédaction d’un inventaire de l’amiante et de tout ce qui contient de l’amiante constitue un aspect primordial de la protection des travailleurs. Ce document est nécessaire lors de travaux de rénovation, mais c’est aussi l’outil pour le contrôle annuel de l’état de l’amiante dans les bâtiments.

Depuis l’introduction de la législation autour de l’amiante en 2008, la Défense a entamé l’établissement d’un inventaire de l’amiante pour tous les quartiers. Aujourd’hui, nous pouvons constater que la Défense dispose d’un inventaire décent et qu’elle est un exemple pour les nombreuses institutions gouvernementales.

L’inventaire de l’amiante complet de la Défense contient 7.604 articles, parmi lesquels 6.698 ont été contrôlés en 2017. Cela équivaut à une moyenne de 88%. A quelques exceptions près, cette vérification annuelle de l’amiante dans les divers quartiers représente un excellent résultat dans le bilan 2017. L’objectif pour l’année 2018 est de faire encore mieux, avec un objectif minimum de 95%.

Le but à atteindre doit bien sûr être un inventaire vide, signifiant que les quartiers militaires sont exempts d’amiante. Chacun comprendra que cela durera encore des décennies. Pour concrétiser ceci, la Défense libère un budget afin de permettre les travaux de désamiantage.

Pour 2017, la Défense disposait d’un budget prévu de 504.500 €. 99,5% de cette somme ont été employés à effectuer des travaux prévus et imprévus de désamiantage. Pour 2018, la Défense a réservé 400.000 € pour la prévision de travaux visant à éliminer l’amiante. Cela constitue une diminution de 20% par rapport à l’année précédente. L’ACMP-CGPM a insisté sur le fait que cette tendance ne devait pas se prolonger.

En vérité, nous devons aussi signaler qu’une partie du budget a été transférée au « Plan sanitaire » de la Défense. Si l’enlèvement de l’amiante devait se révéler nécessaire lors de travaux de rénovation des installations sanitaires, il sera financé par le budget de ce plan et non par le programme « Amiante 2018 ».

Si vous avez encore des questions spécifiques à propos de l’amiante ou de l’exposition à l’amiante, vous pouvez toujours contacter le siège permanent de l’ACMP-CGPM.

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Projet OASIS : feu vert définitif pour la construction de 10 nouveaux logements de l’OCASC

Construire et louer des logements à caractère social fait partie des tâches principales du Service central d’Action sociale et culturelle (OCASC). Fin janvier 2018, lors d’une réunion extraordinaire du Comité de gestion de l’OCASC, le feu vert complet a été « enfin » donné pour construire 40 nouveaux logements familiaux sur le site OASIS, juste à côté du quartier d’Evere – sur le territoire de Zaventem.

L’OCASC gère et loue encore toujours quelque 3.000 logements, principalement à des militaires ou à des militaires retraités. La grande majorité de ces logements date du siècle dernier et des projets d’investissement en de nouvelles constructions font plus partie de l’exception que de la règle. Aussi, bien qu’il existe des efforts visant à améliorer la qualité du patrimoine existant par le biais de la rénovation, la construction de nouveaux logements constitue souvent une meilleure option pour offrir aux (candidats) locataires un logement correct qui répond aux normes actuelles.

Le « Projet OASIS » s’inscrit toutefois dans un programme d’investissement approuvé autrefois par le ministre de la Défense de l’époque, André Flahaut. Ce programme d’investissement comprenait la construction de 120 logements dont 40 ont entre-temps déjà été construits en Wallonie (à Bourdon, Aye, Belgrade et Piétrebais), 10 logements et 5 studios à Bourg-Léopold et 20 appartements à Neder-Over-Heembeek. La dernière phase du programme d’investissement s’est à chaque fois présentée, au cours des dernières décennies, comme un « accouchement difficile ».

De nombreux obstacles à la réalisation de ce projet ont dû être surmontés. Naturellement, le volet budgétaire devait concorder et il fallait disposer des réserves nécessaires. De longues procédures relatives à l’obtention des autorisations nécessaires ont réclamé beaucoup de patience et même un travail « de massage » politique, afin d’obtenir les autorisations nécessaires auprès des autorités locales (surtout la commune de Zaventem). Un permis de construire a été délivré en novembre 2015, mais il a cependant fallu près de deux ans avant que le chantier ne prenne finalement vie...

Déjà en mars 2017, le Comité de gestion de l’OCASC exprimait sa volonté de mettre effectivement en œuvre le projet de construction, à condition d’explorer encore une piste alternative pour étendre le nombre d’unités résidentielles de 40 logements via un projet de 34 habitations et 12 studios. C’était avant tout l’état-major de la Défense qui insistait sur ce point car il avait constaté que « de plus en plus de militaires étaient célibataires ou géographiquement célibataires pendant leur semaine de travail. » En d’autres termes, il était nécessaire d’examiner au dernier moment si le projet initial pouvait être encore modifié sans changer le volume total du projet de construction. Au début de janvier 2018 cependant, le verdict est tombé et les autorités flamandes n’ont pas approuvé l’amendement au projet qui leur avait été à nouveau soumis. En conséquence, le Comité de gestion a décidé fin janvier 2018 de se déclarer d’accord de mettre en œuvre, enfin, le projet initial de 40 nouveaux logements.

Il semble donc que le « Projet OASIS » puisse se poursuivre, d’autant plus que les travaux préparatoires comme le déboisement et l’assainissement des sols ont entre-temps débuté. Une extension de l’offre de logements de 40 nouvelles unités, prévues dans une zone résidentielle et située au centre du pays, ne peut qu’être un bon investissement au profit de la communauté militaire.

Lgt OCASC CDSCA site 1682930

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