Feuille d'Info #05
25/06/2018
Toutes les deux semaines ou en fonction de l’actualité, nous vous informerons via ce canal de sujets variés liés à votre quotidien de militaire.
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> Suppléments alimentaires, pas excédents
> Toujours avoir une roue de Réserve
> Prime syndicale 2017 : dernier rappel !
> La vie est moins chère grâce au syndicat militaire
Suppléments alimentaires, pas excédents
Les militaires passent pour être « trop gros » aux yeux de la population. Les médias y sont aussi pour quelque chose. Et pour cause, à la différence des pompiers ou des policiers, la Défense est le seul département fédéral disposant de chiffres fidèles sur le poids des militaires. Des spécialistes en nutrition se penchent, depuis des années, sur la quantité et la qualité des repas de la population militaire, pour inverser la courbe. Le professeur Patrick Mullie est l’un d’eux.
Des tests ont été faits auprès de jeunes militaires des opérations spéciales et de l’infanterie. « Les militaires sont mieux disciplinés que si je menais le test auprès d’étudiants. Ils sont conscients aussi que leur corps est leur meilleur outil », ajoute Patrick Mullie, spécialisé en nutrition. Ces militaires ont reçu les mêmes repas, au cours de la même activité. Chacun d’entre eux portait un actigraph à la ceinture. Cet appareil mesure et enregistre l’activité du corps. En outre, chaque individu participant au test a dû fournir un échantillon de son urine matinale, véritable sérum de vérité sur l’état du corps.
Optimalisation des prestations
« Nous avons analysé trois suppléments alimentaires pris par des militaires : la caféine, les protéines et les vitamines », entame le professeur Patrick Mullie, à propos d’un test mené auprès d’un échantillon des Forces spéciales et des Chasseurs ardennais, où le besoin énergétique quotidien varie entre 3 500 et 5 500 calories. « Dans une boisson énergisante, vous trouverez 80 mg de caféine, autant que dans une tasse de café, et autant de calories que dans une boisson au cola. Le problème avec ces boissons en canette, c’est que les jeunes (militaires) les boivent pour améliorer leurs prestations. Ce qui est une erreur, car ces boissons ont un effet stimulant et aucun sur les prestations physiques. »
Le but poursuivi par les spécialistes en nutrition de la Défense est de renseigner les consommateurs de ces produits : en exercice, en camp de manœuvre, lorsque le temps de repos est très réduit (par exemple six heures de sommeil en trois jours), il n’y a aucun problème à consommer jusqu’à 4 ou 5 canettes par jour, pour autant qu’on ne dépasse pas la norme maximale quotidienne de 400 mg de caféine. Véritables stimulants, ces boissons vantées par des publicités planantes se révèlent aussi onéreuses : « Se préparer un café soluble, sur le terrain, c’est moins cher et moins sexy qu’une canette à 2 euros qu’on a à portée de main et qui pèse 250 gr dans le sac à dos », ajoute Patrick Mullie.
Nocivité des vitamines
Le cas des vitamines est plus délicat. « Selon des études américaines dans les unités de combat, des trois suppléments, les vitamines sont les plus nocives ! Beaucoup de gens en prennent pour améliorer leurs prestations. Les vitamines liposolubles de type A ou E sont stockées par votre organisme. Vous risquez une hypervitaminose et vous augmentez le risque de mortalité, souligne le nutritionniste de la Défense. En prenant un supplément, il y a déjà un excès. Mais si vous prenez trop de vitamines C, vous allez produire une urine assez chère, car elles disparaissent dans l’urine, comme les B1 et B2. Le corps ne les stocke pas. » Il faut donc informer les gens. Leur perception est erronée : l’excès de vitamines est dangereux. C’est l’avertissement du professeur Mullie.
Avec les protéines, le professeur Mullie se veut aussi prudent. « Les protéines ne sont pas dangereuses si vous n’avez pas de problèmes rénaux sévères. Sont-elles utiles ? C’est une autre discussion. Les jeunes qui font du power training prennent souvent beaucoup de protéines. Mais souvent le corps n’arrive pas assimiler toutes ces protéines. Le corps peut assimiler 2 grammes par kilo de poids corporel. Si vous pesez 100 kg, cela vous fera 200 gr de protéines par jour. Et il y en a déjà 150 dans l’alimentation normale (lait, fromage, etc.). Prendre des suppléments en protéines n’est pas nocif en soi. Mais ce ne sont pas les protéines qui produisent du muscle, c’est l’exercice. Le timing joue aussi un rôle : il faut les prendre de préférence le matin et après l’exercice. Il ne faut pas en prendre beaucoup, il faut en prendre bien. »
Aux unités de combat, le professeur Mullie proposerait donc des encas de 2 000 calories à emporter et composés de : tablettes à dissoudre de type Isostar réellement énergisantes ayant un équilibre minéral équivalent à celui du sang ; biscuits (à indice glycémique bas) ; dragées sucrées de type M&M’s et 50 gr de bon chocolat. Ces paquets énergétiques poursuivent plusieurs buts : les repas seront moins « lourds », le corps bénéficiera d’un apport régulé et régulier en minéraux, sucres et hydrates de carbones, utiles pour l’endurance. « C’est le schéma des grands sportifs pour un exercice sur un temps limité que nous proposons. La Défense doit chercher l’optimalisation à ce niveau », conclut le professeur Patrick Mullie, qui se rendra prochainement auprès de recrues formées à Arlon, dans le but d’y analyser leurs habitudes alimentaires.
L’ACMP-CGPM ne peut que saluer les études et analysées menées pour améliorer l’alimentation et la santé de la population militaire. Mais comme pour tout, il ne suffit pas de lancer des tests pour amuser la galerie. La suite de cette prise de conscience doit se concrétiser durablement dans les mentalités et sur le terrain.
Toujours avoir une roue de Réserve
Il y a quelque temps, les conditions d’accès à la PVE (Prestation volontaire d’Encadrement) ont connu des modifications publiées sur l’Intranet de la Défense. Dans le but de limiter les départs à la retraite, la Direction générale Ressources humaines (DG HR) annonce ainsi l’arrivée de solutions de secours qu’est la Réserve.
Pour les militaires qui seront retraités en 2019 et qui ont déjà introduit un Mod B PVE, il est demandé aux unités de transmettre par courriel, adressé à HRB-DNR, un tableau reprenant pour chaque militaire ayant introduit une demande de PVE son souhait d’accéder au cadre de la Réserve dans le cas où sa demande PVE n’est pas accordé et son souhait d’être pris en considération pour l’avancement dans le cadre de la Réserve.
Pour les militaires devant encore introduire leur Mod B PVE, il leur est demander :
- D’utiliser obligatoirement l’intitulé suivant : « PVE – passage Réserve »
- Destinataire : HRB-DNR (+DGHR-HRB-DNR ou DG HR-HRB-DNR@mil.be)
- De rédiger le format suivant (biffer les mentions inutiles (texte en majuscules)) :
- « Si la PVE ne m’est pas accordée, je NE souhaite PAS passer dans le cadre de la Réserve ; »
- « Je NE souhaite PAS être pris en considération pour l’avancement dans le cadre de la Réserve. »
Dans un avenir proche, on travaillera également sur un nouveau concept pour prolonger la carrière militaire. À la lumière de l’éventuelle réforme de pension qui devrait voir le militaire du cadre actif partir à la retraite avant ses 67 ans, cette nouvelle forme d’extension volontaire de prestations offrira à l’intéressé(e) la possibilité de poursuivre sa carrière dans le cadre actif.
Plus de détails sur ce nouveau concept vous seront communiqués prochainement.
Prime syndicale 2017 : dernier rappel !
La Défense a envoyé aux militaires le formulaire de demande de la prime syndicale pour l’année de référence 2017.
Ce formulaire original (donc pas de fax ni d’email avec en annexe le formulaire scanné) doit être complété et envoyé AVANT le 1er juillet 2018 à : ACMP-CGPM, Romboutsstraat 1 – Bus 021, 1932 ZAVENTEM.
Vous pouvez aussi remettre le formulaire original complété et signé à un délégué CGPM qui nous le fera parvenir. Mais ceci n’est nullement une obligation.
Ne tardez plus à envoyer votre formulaire !
Dans les trois mois qui suivront la date de réception du formulaire de demande au Secrétariat permanent de l’ACMP-CGPM, nous ferons le nécessaire pour exécuter le paiement de la prime.
Les montants :
- 12 mois complets d’affiliation = 90 euros
- 9 mois complets d’affiliation = 67,50 euros
- 6 mois complets d’affiliation = 45 euros
- 3 mois complets d’affiliation = 22,50 euros.
Que faire si vous n’avez pas reçu le formulaire ?
Prenez contact avec l’ACMP-CGPM. De préférence via e-mail à : srt@acmp-cgpm.be. Renseignez vos nom, prénom, date de naissance, adresse et le numéro de compte bancaire (IBAN) sur lequel la prime syndicale doit être versée.
L’ACMP-CGPM s’adressera alors au service compétent du Premier Ministre et, après obtention des données nécessaires, effectuera le plus rapidement possible le paiement. Ceci va cependant engendrer un retard dans le paiement de ladite prime.
Pour rappel : le militaire ne peut légalement introduire qu’une et une seule demande de paiement de la prime syndicale et ce auprès d’un seul syndicat représentatif.
La vie est moins chère grâce au syndicat militaire
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