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Feuille d'info #01

23/01/2018

Cher/Chère lecteur/lectrice,

Vous venez de recevoir la première Feuille d’info « nouvelle mouture » de la part du syndicat militaire ACMP-CGPM.

Toutes les deux semaines ou en fonction de l’actualité, nous vous informerons via ce canal de sujets variés liés à votre quotidien de militaire.

Le contenu complet de cette Feuille d'info est réservé aux membres. Nous invitons les non-membres à s'inscrire auprès de l'ACMP-CGPM. Ils recevront ensuite les Feuilles d'info dans leur intégralité. 

Une médaille pour les missions ou les opérations intérieures

Sur le front de la mentonnière de combat

Militaires en otage

Comité de concertation de base

 

Une médaille pour les missions ou les opérations intérieures 

L’opération Vigilant Guardian (OVG) dure depuis trois ans. Mission d’appui purement intérieure, elle a mobilisé plus de 1.000 militaires en permanence dans les principales agglomérations du pays, ainsi qu’en des lieux stratégiques. Comme pour les opérations à l’étranger, OVG sera bientôt symbolisée par une médaille commémorative voulue par le Chef de la Défense.

Le 28 mars prochain, une cérémonie de remise de médailles se tiendra sur la Grand Place de Bruxelles. Des militaires récipiendaires se verront remettre la médaille commémorative pour « missions ou opérations intérieures », englobant ainsi l’Opération Vigilant Guardian et ses variantes que sont Central Guardian (renfort aux prisons) et Spring Guardian (surveillance des centrales nucléaires).

Si la France a déjà sa médaille de protection militaire du territoire depuis novembre 2015 pour, entre autres, l’opération Sentinelle, les choses ont pris simplement plus de temps en Belgique. L’étude pour la « médaille OVG » n’a été entamée qu’en 2016, après les attentats du 22 mars. « C’est une décision du Chef de la Défense : il a voulu créer une médaille commémorative pour marquer le coup pour OVG, OCG et OSG après les attentats », précise le major administrateur militaire Carl Vastmans, de la section Notariat de la DG HR. « La médaille vise les différentes catégories de personnel de la Défense. Elle sera réservée aussi à toute personne qui, dans le cadre d’une dimension capacitaire spécifique, aura apporté une contribution importante à la mission d’appui à la Police fédérale. »

L’Arrêté royal doit encore être adopté et publié au Moniteur. Un système de gestion des ayants-droits devra être développé. Les conditions d’obtention sont strictes et comptent l’obligation d’avoir presté un minimum de 30 jours pour OVG, OCG ou OSG, avec une conduite irréprochable (sans punition sérieuse encourue pendant cette période). Ces 30 jours sont à comptabiliser sur toute une carrière. Si le militaire a été déployé plus de 90 jours, il pourra apposer le chiffre arabe « 2 » au centre du ruban ; le « 3 » s’il a effectué 180 jours, etc.

La médaille, produite par une firme allemande, a déjà été commandée à raison de 6.000 exemplaires.

Le membre du personnel répondant aux conditions d’obtention et qui entre-temps est à la retraite pourra obtenir le brevet lié à cette médaille. La médaille sera par contre payante, ce qui n’est pas le cas pour les militaires d’active concernés par cette décoration commémorative.

Medaille OVG complete

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Sur le front de la mentonnière de combat

Dans notre l’édition de décembre 2017, nous vous informions à propos de la mentonnière défectueuse des casques de combat en kevlar. Ce dossier a connu une nouvelle évolution au tout début du mois de janvier. La firme Schuberth a dépêché un expert pour évaluer la situation.

Le 9 janvier dernier, un responsable de la firme Schuberth est venu en Belgique pour analyser la nouvelle mentonnière des casques de combat. Comme pour un système d’exploitation informatique, le casque Schuberth a subi une mise à jour. Et comme pour des logiciels, la nouvelle version connaît des bugs.

Sous le casque, nous avons surtout visé la mentonnière, puisque l’habillage interne du casque ne présente aucun défaut. Visiblement, la mentonnière se révèle trop petite et ne couvre donc pas totalement le menton. Une « prise » plus petite sur le menton implique un risque accru de « décrochage » du casque, surtout en cas d’explosion ou de retrait forcé. Une quinzaine de nouvelles mentonnières seront donc confiées au Bataillon de Chasseurs ardennais pour un test réel. La firme s’engage à livrer le modèle choisi, sous garantie.

Il semblerait que le problème de production concernant la mentonnière soit imputable au sous-traitant de Schuberth. Il n’est donc nullement question de la responsabilité de DG MR. Le remplacement des nouvelles pièces (défectueuses) prendra alors du temps. D’une part parce qu’on ne pourra pas remplacer 18.000 mentonnières d’un claquement de doigts. Et d’autre part, parce que la firme teutonne livre actuellement 40.000 nouveaux kits aux armées allemande et suisse.

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Militaires en otage

Les militaires sont-ils de plus en plus les otages de leur autorité ? C’est ce que l’on peut se demander lorsqu’on analyse l’application de la réglementation en matière de période de rendement pour régler les « étouffements » sur le plan du personnel. À la lumière d’une politique du personnel moderne, la gestion actuelle paraît au minimum bizarre.

Voyez aujourd’hui l’intention qu’a l’autorité militaire de monter de 4 à 6 ans la période de rendement des pilotes qui suivent un cours de conversion. Cette période de rendement est le temps de service imposé à un militaire après une formation prolongée. Au cours de cette période, il ne peut en principe pas démissionner. De toute évidence, dans le cas concret des pilotes, il s’agit d’un cours de reconversion vers le transport aérien ou les avions « blancs » située plus loin dans la carrière. Cette formation a pour but de combler les besoins de l’armée en pilotes de transport.

La Défense veut donc éviter que les membres précieux du personnel ne s’en aillent « trop vite ». Il s’agit ici de pilotes, mais les règles en matière de rendement valent aussi pour les autres fonctions et catégories de personnel.

La réaction normale d’une entreprise qui ne souhaite pas perdre un employé précieux serait d’augmenter son traitement. Dans le secteur privé, ces situations sont courantes. Parfois, il ne s’agit pas seulement d’argent, mais les conditions de travail sont améliorées ou l’intéressé se voit confier une fonction intéressante ou de meilleures perspectives de carrière. Les entreprises savent bien qu’elles doivent rendre leurs employés heureux si elles ne veulent pas les perdre.

Et que fait la Défense ? Le contraire. L’armée ne tente pas de satisfaire ou de rendre heureux ses militaires, mais de les punir. Un temps de service leur est imposé par une réglementation surannée autour de la période de rendement. Ils sont pour ainsi dire pris en otage par l’armée. C’est une réaction typique d’une organisation qui ne pense pas à la personnalisation et aux solutions, mais aux lois et aux structures. Les normes et la rigidité prennent le pas sur la coordination réciproque des besoins et de la flexibilité. Le fait qu’il n’y ait pas de vainqueur si vous retenez quelqu’un contre son gré ne compte apparemment pas pour l’état-major de la Défense. Ou bien la motivation et le rendement d’une personne retenue en dépit du bon sens ne valent pas un kopek pour les chefs militaires ? Les effets pervers d'une telle approche ne sont-ils pas du tout pris en considération ? On devrait tout doucement commencer à y penser !

Nous nous trouvons dans une sorte de transition sociétale : nous passons d’une énorme contraction économique à une poussée gigantesque. Le marché du travail change et s’échauffe rapidement ; la pénurie de jeunes employés suffisamment qualifiés s’accroît progressivement. Si en tant qu’organisation vous n’y répondez pas en adoptant une gestion adéquate du personnel, vous manquez le coche.

Et que fait la Défense ? Elle fait tout le contraire. L’armée se cramponne obstinément à ses règles et ses procédures périmées. Sur le plan du personnel, l’armée demeure une institution gouvernementale rigide au sein de laquelle les idées axées autour des employés, de l’innovation et de la flexibilité restent des concepts largement inconnus. La métamorphose nécessaire et urgente n’est pas à l’ordre du jour. Et ce coche, nous le manquerons aussi. Après tout, nous préférons garder nos gens en « otage ». 

Gijzeling Newsletter Jan 18

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Comité de concertation de base

Grâce à cette « Feuille d’info », nous souhaitons mieux informer nos membres au sujet des problèmes de bien-être et des solutions concrétisées dans leur région et/ou leur unité.

La Défense a partagé ses quartiers sur le territoire belge en 23 régions. La concertation syndicale sur le bien-être au travail a lieu dans chaque région (également appelée groupement de quartiers), pendant le comité de concertation de base (CCB).

Le CCB poursuit l’objectif d’institutionnaliser la concertation autour du bien-être, à un niveau local (quartier ou unité) pour que la participation des organisations syndicales représentatives puisse être assurée dans le domaine du bien-être au travail.

Les acteurs du CCB ci-dessus nommé sont l’autorité locale, la ligne hiérarchique, le(s) conseiller(s) en prévention (CP) du service local de prévention et de protection au travail (SLPPT), les conseillers en prévention-médecins du travail désignés et les délégués syndicaux locaux. Via la concertation, ils doivent développer une expertise dans le domaine du bien-être au travail et évoluer vers un partenariat constructif.

Les principaux buts sont de s’assurer que les problèmes de bien-être locaux trouvent une solution locale ; de contribuer de manière active à l’amélioration du bien-être des travailleurs sur leur lieu de travail et de détecter et de signaler les problèmes de bien-être globaux.

À l’avenir, cette Feuille d’info vous informera sur les thèmes principaux du bien-être au sein de votre région. Ci-dessous, vous trouverez l’agenda des réunions du mois prochain.

Si en tant que membre vous avez des questions, contactez votre délégué d’unité qui se fera un plaisir de les relayer au comité de concertation de base.

Agenda :

24 janvier : région Zeebruges

25 janvier : région Arlon – Bertrix

29 janvier : région Ypres – Poelkapelle

30 janvier : région Coxyde – Lombardsijde 

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